25.11.2009

Bienvenue

L'ensemble de l'équipe PEEP Pasteur/Desrousseaux

vous souhaite la bienvenue sur le blog,

 

 

Celui-ci est le vôtre... N'hésitez pas à nous rejoindre ou a nous laisser des commentaires.

 

Contacts:

Anne Masse

Présidente de la Peep Pasteur/ Desrousseaux

03,20,93,73,51


PEEPPDL pour toute question

information peep nationale

Pour votre information, communication de Philippe VRAND, Président National de la PEEP.

Nous trouvons ce courrier intéressant à diffuser car il synthétise bien les différents points de vue de la PEEP sur les différentes actualités.

 

PARIS, le 23 novembre 2009

COMMUNICATION DU PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION

Mesdames et Messieurs les présidents d’APE, d’AD, d’UA,

Chers amis,

L’actualité éducative de ces dernières semaines est particulièrement riche et je pense utile de

faire un point avec vous sur les actions que la Fédération mène depuis la rentrée scolaire :

Communication avec la Presse

Depuis mon élection à la présidence de la Fédération, nous avons répondu à plus de 150

interviews diverses des médias : presse écrite, radio et télévision. Face à ces sollicitations, nous

devons réagir dans l’urgence, et souvent dans l’instant car les médias n’attendent pas et se

tournent alors vers d’autres interlocuteurs.

Cela m’a permis de défendre au travers de ces nombreuses interviews les valeurs de la PEEP et la

primauté éducative des parents dans l’éducation de leurs enfants. C’est toujours le fil conducteur

de mes interventions.

Je regrette néanmoins que certains de mes propos aient été parfois caricaturés, déformés ou

sortis de leur contexte, mais vous le savez, c’est un risque à prendre lorsqu’on est sollicité par les

médias. Ce n’est pas toujours un exercice facile…

En accord avec mes convictions personnelles, j’ai toujours réaffirmé à cette occasion que la PEEP

est une fédération essentiellement préoccupée par l’intérêt de l’élève et de sa famille et qu’elle

n’est « ni de droite ni de gauche ». Certains diront que « le dire, c’est déjà faire de la

politique »… mais les témoignages nombreux que nous recevons de ceux qui subissent sur le

terrain la comparaison faite avec la FCPE, qui elle, s’affiche officiellement comme une fédération

de « gauche » (traduction par les médias en effet miroir : donc la PEEP est à « droite »), m’ont

conforté dans cette démarche.

Nos participations diverses

La PEEP est régulièrement sollicitée pour participer à des débats autour du thème de l’éducation

et, dans la mesure des disponibilités des membres du CA qui sont comme vous des bénévoles,

nous essayons d’y répondre avec neutralité et objectivité. Ce fut le cas dernièrement dans deux

débats initiés l’un par M. COPÉ (UMP) à Paris et l’autre par M. PEILLON (PS) à Dijon.

La PEEP est présente dans ces débats dans le seul but d’y exprimer son point de vue de

représentante des PARENTS et ses attentes face aux réformes nécessaires qu’il faut enclencher

pour améliorer le système éducatif et celles qui se mettent en place : le gouvernement

d’aujourd’hui ne sera pas forcément celui de demain.

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Quelques rappels sur la réforme de la carte scolaire (sectorisation) :

Nous vous avons envoyé à cet effet une fiche pratique « Egalité des chances ».

La PEEP, depuis la mise en place de la sectorisation, a fait le constat d’échec du processus de

sectorisation en s’appuyant sur les données des études faites par les spécialistes des sciences de

l’éducation :

o échec des ZEP créées dans les années 80… pour réduire l’échec scolaire (sic),

o échec de la mixité dans les établissements scolaires,

o constat que la sectorisation, telle qu’elle était organisée, bénéficiait uniquement à

des catégories socio‐professionnelles bien informées (enseignants, journalistes,

cadres supérieurs, représentants de parents d’élèves…).

Donc, quand un gouvernement propose et met en place un assouplissement de la carte scolaire,

même si ce n’est pas la panacée, nous en conviendrons tous, la PEEP, fidèle à ses dires et à ses

prises de position depuis de nombreuses années, ne peut qu’approuver cet assouplissement qui

permet à des familles d’accéder à d’autres établissements que ceux de leur lieu de résidence

avec plus d’équité.

Pour autant, je rappelle que la PEEP n’a jamais demandé la suppression totale et définitive de la

carte scolaire.

La PEEP est donc cohérente, au fil du temps, dans ses actes et ses paroles.

Sur la réforme du lycée proposée par M. DARCOS

Depuis 1998, la PEEP a travaillé pour faire entendre ses positions sur la réforme du lycée et a

établi toute une gamme de propositions concrètes, élaborées par vos représentants lors de

réunions d’instances. Nous vous les avons envoyées et elles sont mises en ligne sur notre site.

Ces propositions ont été remises à Monsieur DARCOS lorsqu’il nous a reçus à ce sujet.

Malheureusement, cette réforme du lycée qui reprenait un TRES GRAND NOMBRE DE NOS

PROPOSITIONS n’a pas pu être menée à son terme car de nombreux syndicats d’enseignants et

de lycéens, pour des raisons politiques évidentes, ont poussé la rue à s’exprimer violemment.

Cela a conduit à son retrait alors que d’autres, comme nous, la soutenaient.

Sur la réforme du lycée proposée par M. CHATEL

Dès lors, il apparaissait évident, qu’on ne pouvait s’attendre à ce que le nouveau ministre de

l’Education nationale, Monsieur CHATEL, propose une nouvelle mouture identique à la

précédente, dans le souci d’éviter les mêmes mouvements qui ont tant pénalisé les lycéens

(blocus d’établissement), notamment les plus faibles d’entre eux.

Il nous semblait clair que la marge de manoeuvre du nouveau ministre était étroite. Certains

diront qu’il a choisi de faire entrer sa réforme du lycée «par la petite porte », en proposant des

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mesures et non une vraie réforme (la nuance est subtile… mais réelle). Nous pensons qu’il faut

avancer et qu’il vaut mieux mettre tout en oeuvre pour contourner l’immobilisme et le

conservatisme de certains, quitte à commencer sans tout bouleverser d’un coup. Il y a tant à

faire… Nous avons bien trop déploré les événements de l’an dernier. Nous continuerons à

participer à l’évolution du lycée en soutenant les points qui nous paraissent essentiels, tel que

par exemple la refonte en profondeur du système d’évaluation qui n’a pas été encore prise en

compte.

Pour autant, la PEEP a reconnu dans ces nouvelles mesures BON NOMBRE DE SES PROPOSITIONS

élaborées depuis 1998, mises à jour en 2008 et en 2009.

Dans un souci de cohérence avec notre travail et nos réflexions et d’honnêteté intellectuelle,

également par fidélité à la position objective et pragmatique qu’a toujours eue notre Fédération,

nous avons choisi de reconnaître l’avancée accomplie et ne pas entrer dans le « camp » de la

contestation systématique à l’image de certains syndicats.

Je vous précise par ailleurs que plusieurs syndicats de la communauté éducative saluent eux

aussi les avancées et les mesures de la réforme proposée actuellement. C’est également la

position clairement exprimée de la FCPE lors des réunions au ministère – et à travers un

communiqué de presse du 13/11/09 ‐ ainsi que celle de l’UNAPEL (parents d’élèves du privé).

Il n’en reste pas moins que nous continuerons, comme par le passé, à avoir avec le ministère un

dialogue certes courtois mais toujours constructif et exigeant. N’en doutez pas !

Sur le « Chéquier contraception » mis en place par Ségolène Royal

L’initiative de Ségolène Royal, présidente de la région Poitou‐Charentes, de prendre à bras le

corps la réalité d’une problématique dramatique que sont les grossesses précoces peut être un

acte louable de la part d’une collectivité territoriale qui souhaite visiblement aller bien au delà de

ses compétences obligatoires.

On ne peut nier les difficultés que rencontrent certains jeunes dans leurs relations familiales,

tous milieux sociaux professionnels confondus.

Pour autant, la PEEP est partagée sur les moyens utilisés et se pose plusieurs questions :

‐ l’offre d’un chéquier contraception ne se substitue‐t‐elle pas aux prérogatives déjà

existantes du Planning familial et des personnels soignants dans les établissements

scolaires ?

‐ qui assurera le suivi médical des jeunes pendant, et à l’issue, de l’utilisation de ce

chéquier valable 6 mois ?

‐ quel sera le niveau d’anonymat de la distribution des chéquiers dans la mesure où un

matériel de saisie informatique est mis à la disposition des infirmières dans les

établissements scolaires.

‐ quelles répercussions auprès des jeunes… et de leurs parents à qui on dénie de fait leur

rôle de premiers éducateurs ?

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Offrir un chéquier contraception n’est pas un acte anodin, c’est un acte médical et intime… et

c’est peut‐être quelque part, faire supporter aux seules jeunes filles la responsabilité d’une

décision de contraception.

On ne peut hélas que constater l’échec des missions d’information et de prévention de

l’Education nationale ainsi que l’inefficacité des cours d’éducation sexuelle dans les

établissements scolaires auprès de certains jeunes. Ces mesures ne semblent avoir aucun effet

sur la courbe ascendante du nombre d’IVG des jeunes filles.

En effet, si 6 000 adolescentes par an se retrouvent en état de grossesse, cela signifie par voie de

conséquence que 12 000 jeunes ont des rapports sexuels non protégés : cela est plus que

préoccupant face aux MST et en particulier face au SIDA.

De plus, même si la moyenne de l’âge des premiers rapports sexuels semble stable (environ 17

ans), ce n’est qu’une moyenne, et beaucoup de jeunes découvrent la sexualité dans les années

du collège (à l’âge de 12 ou 13 ans pour certains) sans mesurer, par manque de maturité due à

leur jeunesse, l’impact des risques encourus (grossesse, SIDA et autres MST).

Pourtant, les structures que sont les C.E.S.C. (Comité d’Education à la Santé et à la Citoyenneté)

au sein des collèges et lycées sont à même d’organiser toute action de prévention relevant de

cette problématique : encore faut‐il que les équipes d’encadrement et les équipes éducatives les

rendent actifs !!!

C’est ce que nous avons aussi rappelé au ministre lors de sa venue au Salon de l’Education jeudi

dernier, 19 novembre.

Nous vous avons envoyé tout récemment une fiche pratique « CESC‐CHS ».

Si, selon le ministre, «l’Education nationale n’a pas vocation à se substituer au planning familial»

elle a par contre le devoir de :

‐ renforcer la prévention en étendant les programmes d’éducation à la sexualité et en

contraignant la mise en place d’actions spécifiques de prévention au sein des

établissements avec évaluation chaque année.

‐ de redéfinir en concertation avec eux et en les renforçant les missions des personnels

soignants dans les établissements scolaires (je rappelle que les infirmières ne sont pas

membres de droit des CA… ce qui n’est pas normal).

‐ de concevoir en partenariat avec le ministère de la Santé un cadre médical plus

performant pour la prise en charge physique, psychologique et financière de ses élèves,

de la maternelle à l’université

Sur la grippe A

Nous vous avons envoyé à ce sujet une fiche pratique « Grippe A ».

La grippe H1N1 est bien présente dans les établissements, et cela de plus en plus car son niveau

de contagiosité est très élevé.

Si elle touche des personnes faibles et surtout des adolescents, elle s’avère, à l’issue de sa

propagation, être également dangereuse d’après certains médecins spécialistes.

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De fausses informations ont circulé par courrier et par mail. Nous avons toujours dit que la

vaccination contre cette grippe n’est pas obligatoire et qu’il appartient bien aux parents de

décider librement de faire vacciner leurs enfants.

Je me suis exprimé également en disant qu’il est difficile, lorsque des cas de grippe (saisonnière

ou grippe H1N1) apparaissent en nombre dans un établissement scolaire, de savoir à quelle

grippe nous avons affaire : en effet, les analyses coûtent très cher et ne sont pas remboursées. Le

diagnostic est donc de la responsabilité seule du médecin, la décision de fermeture de

l’établissement scolaire appartient au préfet selon le nombre de cas dans un établissement (« en

tenant compte du contexte de cet établissement » m’a précisé un conseiller du ministre

également présent au Salon de l’Education).

Là aussi, la problématique est difficile : un établissement doit‐il fermer systématiquement pour

éviter la diffusion… et quand il ouvre à nouveau et que d’autres cas apparaissent deux semaines

après… doit‐il de nouveau fermer ? C’est compliqué, nous en convenons tous.

La campagne de vaccination dans les établissements scolaires commencera le 25 novembre, il

relève bien de votre responsabilité de faire vacciner ou non votre enfant… et donc d’assumer

pleinement votre choix.

Chers amis,

Nous devons rester (ou tout au moins essayer sincèrement de l’être) le plus objectif possible

durant cette période troublée dans beaucoup de domaines. Les valeurs que nous défendons et

qui nous unissent, doivent rester notre fil conducteur commun.

Je vous rassure, la PEEP reste et restera uniquement le porte‐parole des familles, en essayant de

tenir compte le plus possible de vos positions malgré leur diversité. Je profite de ce message

pour saluer le travail de terrain que vous accomplissez tous au quotidien.

Comme je m’y étais engagé envers vous, dès mon élection, je tenais à vous apporter à nouveau

personnellement ces quelques éléments sur le travail que je mène avec les membres du Conseil

d’administration, en vous assurant de mon entier dévouement à notre Fédération et à nos

valeurs.

Bien cordialement,

Philippe VRAND

Président de la Fédération PEEP

14.11.2009

Assouplissement de la carte scolaire

Vous trouverez ci-dessous un courrier envoyé par la fédération PEEP sur l'assouplissement de la carte scolaire.

 

Madame, Monsieur,

Dans l’actualité éducative de ces derniers jours, le débat sur
l’assouplissement de la carte scolaire a été relancé. Pour le cas où vous
auriez à vous prononcer dans votre secteur, nous avons souhaité vous
apporter quelques éléments d’informations sur ce sujet.

Vous trouverez donc ci-joint un topo sur l’assouplissement de la carte
scolaire.

Cordialement,

Fédération PEEP

 

Chers amis,

Dans l’actualité éducative de ces derniers jours, le débat sur

l’assouplissement de la carte scolaire a été relancé. Pour le cas où vous

auriez à vous prononcer dans votre secteur, nous avons souhaité vous

apporter quelques éléments d’informations sur ce sujet :

1 – Rappel du rapport de la Cour des Comptes

La Cour des comptes a présenté, mardi 3 novembre 2009, devant la commission des

finances du Sénat, une enquête sur l'articulation entre les dispositifs de la politique

de la ville et de l'Éducation nationale dans les quartiers sensibles.

Il en ressort que sur les 254 collèges « ambition réussite », 186 ont perdu des

élèves, à la suite de l'assouplissement de la carte scolaire. La réforme de la

sectorisation aurait entraîné une perte d'effectifs - « jusqu'à 10 % » - et une

concentration des élèves en difficultés dans nombre d'établissements, notamment

ceux relevant de l'éducation prioritaire.

Pour le ministre de l'Éducation nationale présent lors de cette audition, la part des

établissements « ambition réussite » perdant des élèves à la suite de

l'assouplissement de la carte scolaire s’élèverait à 7 %. Il ressort cependant de cette

enquête que 41 établissements « ambition réussite » sont même devenus

« attractifs ».

Le ministre rappelle que les demandes de dérogation à la carte scolaire ont

progressé de « 11 % » cette année, et que « 69 % » d'entre elles ont été satisfaites,

notamment celles des élèves handicapés. Une évaluation de la réforme, réalisée par

la Dgesco, sera bientôt disponible.

Luc Chatel envisage que les élèves issus des réseaux « ambition réussite » soient

prioritaires dans les choix des établissements. Enfin, les établissements subissant des

pertes d'effectifs, et dont les moyens sont maintenus, pourraient devenir des

« laboratoires », développer des expérimentations pédagogiques, dans le cadre d'un

« contrat » avec le rectorat, et d'une « autonomie plus grande ».

2 - Nos commentaires

Tout d’abord, nous souhaitons rappeler que si notre Fédération a soutenu

l’assouplissement de la carte scolaire, elle n’en a jamais demandé la suppression.

Cet assouplissement a permis aux familles qui le souhaitaient, dans la mesure des

places disponibles et sur des critères définis pour tous, de pouvoir accéder à d’autres

établissements scolaires que ceux de leur secteur de résidence.

Il a permis également une égalité de traitement des demandes des familles, aussi

bien pour celles qui ne connaissaient pas les arcanes de l’éducation nationale que

pour celles qui en maîtrisaient les rouages.

Dans leurs motivations, il n’y a pas uniquement la volonté d’inscrire leur enfant dans

un établissement «coté» ; certains font aussi un choix par rapport à des projets

d’établissement cohérents avec des équipes éducatives présentes, solides et ouvertes

aux familles ; nous en voulons pour preuve l’attrait exercé des 16 %

d’établissements de l’éducation prioritaire auprès des familles et les derniers résultats

de notre Observatoire des Parents d’Elèves qui exprime leurs attentes.

Ne nous voilons pas la face, il était évident que la mise en place de l’assouplissement

de la carte scolaire allait révéler des différences jusqu’alors artificiellement masquées

par les contraintes de la sectorisation d’une part imposées aux familles, et

par la répartition des moyens attribués aux établissements, pas toujours

pertinente.

En effet, les représentants PEEP ont bien constaté le phénomène de « fuite » des

familles concernant certains établissements, les bilans des dérogations qui leur sont

communiqués depuis 2 ans, par certaines académies, en attestent.

Dès que la PEEP a été consultée sur cette réforme de la sectorisation, elle a

demandé que l’on traite les causes de ce problème plutôt que les conséquences, à

savoir, analyser les raisons qui font que certains établissements sont évités et

prendre les mesures pour les « revaloriser » car nous partons du principe de base

que chaque famille doit avoir le droit à un établissement de qualité dans le

secteur dont relève son enfant !

A l’heure actuelle, le débat qui reprend certaines annonces du rapport de

la Cour des comptes n’est pas toujours objectif car toutes les informations

se polarisent sur les effets négatifs, annoncés comme « pervers », de la

sectorisation dans certains établissements. Or, il apparaît également que

des établissements situés dans les réseaux de l’éducation prioritaire sont

attractifs auprès des familles et qu’ils gardent leurs élèves. La

ghettoïsation de certains établissements existe depuis longtemps, bien

avant les mesures d’assouplissement de la carte scolaire ; elle est souvent

fortement liée à la sociologie des quartiers, eux-mêmes quartiers

« ghettos ». Le phénomène de fuite des établissements est donc bien plus

complexe que ce qu’en disent les médias et tout est à replacer dans le

contexte où se situent les établissements scolaires.

De plus, les établissements en réseau d’éducation prioritaire conservent,

malgré la perte de leurs élèves, des moyens supérieurs aux autres

établissements. Il apparaît donc évident pour la PEEP que les politiques

conduites à l’intérieur des établissements scolaires (projets

d’établissement, actions éducatives, aides aux élèves, etc.) sont des axes

et des leviers majeurs pour éviter la fuite d’élèves.

Il faut donc envisager de transformer radicalement les établissements qui sont fuis

par les familles, autant dans leurs pilotages et projets que dans leurs structures, et

se poser la question de leur maintien dans des quartiers ghettoïsés.

Il faut également soutenir, pérenniser, conforter et valoriser le travail des équipes et

les projets pédagogiques des établissements scolaires en zone d’éducation prioritaire

qui sont plébiscités par les familles.

L’assouplissement de la carte scolaire a au moins le mérite de pointer du doigt là

« où ça fait mal » : nous considérons qu’il faut en profiter pour agir.

Le 13 novembre 2009